TOUT SAVOIR SUR NOTRE CHEF ?


 Pour cela , rendez-vous sur le site de la radio RCF, émission « Boîte à musique » du 11 mai 2019, dans laquelle Louis-Jean Perreau interviewe Yannick Berne.

Sinon, voici, résumée dans ses grandes lignes, cette interview ponctuée d’extraits de musique lyrique.

 

C’est d’abord sur sa formation musicale que Yannick est interrogé : il explique qu’il a commencé par étudier la clarinette à Saint-Galmier avant de se consacrer au chant au conservatoire de Lyon, passant par l’étape de la tessiture baryton pour ensuite travailler sa voix afin de devenir ténor. Cette 1ère partie a été précédée d’un extrait sonore de Carmen : « La fleur que tu m’avais jetée » par R.Alagna : rôle de José que Yannick a tenu deux fois à l’Opéra de Lyon ou avec Musica et Symphonia, il y a 2 ans.

Puis Yannick s’exprime sur ses goûts lyriques : il aimerait beaucoup interpréter une œuvre de Schubert : « Le Voyage d’hiver », un cycle magnifique de lieder que le compositeur avait écrit pour un ami ténor et, pour illustrer ce passage, nous en entendons un extrait : « Gute Nacht » par JB Dumora accompagné par la Cappella Forensis de François Bernard. Mais les goûts musicaux de notre interviewé sont éclectiques : il apprécie aussi une autre version de la voix de ténor, façon jazz et c’est Franck Sinatra et son «  Strangers in the night » qui l’illustre .

Concernant ses occupations actuelles, Yannick évoque son travail de choriste à l’Opéra de Lyon depuis 16 ans, il retrace par une anecdote étonnante comment il a été recruté à l’époque : le chef de chœur l’a contacté dans l’urgence pour remplacer un choriste malade dans la Messa di Gloria de Puccini, et voilà notre Yannick sur scène, au pied levé ( un exploit !). Et, depuis 2006, concours en poche, il est choriste titulaire et évoque des souvenirs marquants de ces années, les tournées surtout, notamment celle que l’Opéra fit au Japon, en 2017, dirigé dans Daphnis et Chloé par Kazuschi Ono…. Et nous écoutons alors le Fosche Notturne du Trouvère de Verdi.


Et Symphonia ? Nous y voilà…Depuis 25 ans bientôt, il dirige cet ensemble dont l’effectif est passé de 18 choristes à 70 aujourd’hui : «  On a grandi ensemble » dit-il ( car il avait 20 ans à la création du chœur !).  Après un répertoire comprenant au début un peu de variétés, Symphonia se spécialise  depuis 2000  dans la musique  classique , ce que confirme en 2006 la création du chœur de chambre Sinfonietta. Quel but pour Sinfonietta ? Il s’agit d’aider les étudiants en chant lyrique à « mettre le pied à l’étrier » en constituant cet ensemble regroupant une population diversifiée de chanteurs : choristes de Symphonia, étudiants au conservatoire… Et il faut gérer le tout : organiser des auditions pour recruter de nouveaux choristes et, surtout, avec le bureau de Symphonia, organiser les concerts ( 15 à 16 par an avec les 2 ensembles), administrer l’association… travail énorme équivalant à celui d’une mini-entreprise ! Nous entendons alors un motet de Mondoville : «  In exitu Israël », chanté par Sinfonietta à l’été 2017 puis en septembre 2018 lors des journées du Patrimoine à St Genest Lerpt.


N’oublions pas, dit Yannick, une pièce maîtresse de l’association : Alice Gaucher, son assistante, dont le travail permet la répétition du chœur en pupitres , entraînement fondamental… Le dernier extrait musical sera «  Salut Dame Sainte » de Poulenc, interprété a cappella : c’est l’exercice vocal le plus compliqué pour un choeur, commente Yannick , car le chant a cappella ne s’appuie sur aucun accompagnement instrumental : le choriste doit savoir alors écouter, s’écouter, trouver la justesse : c’est donc très formateur.

L’entretien se termine par l’évocation des projets de Symphonia : les Saisons de Haydn en 2 concerts qui seront donnés la semaine suivante, dirigés par Florent Mayet avec le SYLF et l’ensembleTélémann. L’illustration sonore de conclusion est un morceau de cette oeuvre : « Le Chœur des campagnards », extrait du « Printemps » de Haydn.

 

 Alors, a-t-on tout appris sur notre chef grâce à cette interview ? NON , fort heureusement car il garde sa part de mystère, le mystère de son TALENT et c’est très bien ainsi !  

MJ